Taux du marche
Chargement...Indices IRL & ILC
Données INSEELe Plan Comptable Général est le référentiel obligatoire pour les sociétés françaises. Il privilégie la méthode linéaire en base, avec le dégressif fiscal en option pour accélérer la déduction fiscale.
- Pas de valeur résiduelle déduite de la base
- Prorata temporis obligatoire (par jours en droit strict — calculé ici par mois)
- Bascule dégressif → linéaire imposée par la loi
- Plafond fiscal véhicule : 18 300 €/an
Le référentiel luxembourgeois (loi du 19 déc. 2002) s'inspire du PCG mais autorise plus de flexibilité. Le dégressif utilise un coefficient fixe de 2× sans bascule obligatoire.
- Valeur résiduelle admise et déduite de la base
- Prorata temporis recommandé (non obligatoire)
- Coefficient dégressif : 2× (fixe, toutes durées)
- Pas de bascule obligatoire vers le linéaire
La norme internationale IAS 16 met l'accent sur la substance économique. La valeur résiduelle et la durée d'utilité sont revues chaque année. La méthode unités d'usage est possible pour les machines.
- Valeur résiduelle obligatoire (même si nulle, à justifier)
- Durée = durée d'utilité (≠ durée fiscale)
- 3 méthodes : linéaire, dégressif, unités d'usage
- Approche par composants obligatoire (IAS 16 §43)
📐 Linéaire
La base amortissable est répartie de façon égale sur toute la durée. La dotation annuelle est constante.
- Méthode de référence (tous référentiels)
- Prorata la 1ère et dernière année
- Taux = 1 ÷ Durée (ex : 5 ans → 20 %)
📉 Dégressif
Le taux dégressif s'applique sur la VNC (valeur nette comptable) de début d'exercice, donnant des dotations décroissantes.
Coefficients PCG (art. 39 A CGI) :
| Durée | Coefficient | Exemple 5 ans |
|---|---|---|
| 3 – 4 ans | 1,25× | — |
| 5 – 6 ans | 1,75× | 35 % / an |
| ≥ 7 ans | 2,25× | — |
Bascule PCG : dès que l'annuité linéaire résiduelle dépasse l'annuité dégrессive, on bascule automatiquement vers le linéaire (marqué "bascule L" dans les tableaux).
⚙️ Unités d'usage IFRS
La dotation est proportionnelle à l'utilisation réelle (heures-machine, km parcourus, unités produites…) rapportée à la capacité totale prévue.
- Idéal pour engins, machines de production
- Nécessite un suivi de l'utilisation par exercice
- Autorisé IAS 16 §62 (c)
| Nature du bien | Durée PCG usuelle | Méthode conseillée | Remarques |
|---|---|---|---|
| IMMOBILISATIONS INCORPORELLES | |||
| Logiciel / Application | 3 à 5 ans | Linéaire | Logiciel acquis ou créé en interne |
| Brevet / Licence / Marque | 5 à 20 ans | Linéaire | Selon durée légale de protection |
| Droit au bail | Durée résiduelle du bail | Linéaire | Souvent 9 ans (bail commercial 3-6-9) |
| Fonds commercial | 10 ans | Linéaire | PCG 2016 : amortissable sur 10 ans si durée limitée |
| MATÉRIEL & BUREAUTIQUE | |||
| Matériel informatique | 3 à 5 ans | Dégressif | Dégressif fiscalement avantageux (obsolescence rapide) |
| Mobilier de bureau | 8 à 10 ans | Linéaire | Tables, chaises, rangements |
| Matériel de bureau / Téléphonie | 5 à 10 ans | Linéaire | Imprimantes, téléphones, petits équipements |
| Agencements intérieurs / Travaux | 10 à 20 ans | Linéaire | Selon nature des travaux et durée du bail |
| VÉHICULES | |||
| Véhicule de tourisme | 4 à 5 ans | Linéaire | ⚠️ Plafond fiscal 18 300 € (9 900 € si CO₂ ≥ 200 g/km) |
| Véhicule utilitaire léger | 5 à 7 ans | Linéaire | Sans plafond fiscal (usage professionnel) |
| Camion / Poids lourd | 5 à 10 ans | Linéaire | Selon kilométrage et intensité d'usage |
| Engin de chantier / TP | 5 à 8 ans | Dégressif | Dégressif admis pour matériel de chantier |
| MATÉRIEL INDUSTRIEL & OUTILLAGE | |||
| Matériel industriel | 5 à 10 ans | Dégressif | Dégressif admis — usure accélérée en production |
| Outillage | 5 à 10 ans | Linéaire | Outils manuels ou à durée d'usage modérée |
| Matériel médical | 5 à 10 ans | Linéaire | Selon arrêté du secteur de santé |
| IMMOBILIER | |||
| Bâtiment industriel | 15 à 30 ans | Linéaire | Hors terrain (non amortissable) |
| Bâtiment commercial | 20 à 40 ans | Linéaire | Structure : 40 ans / toiture : 20 ans (approche composants) |
| Immeuble de bureaux | 25 à 50 ans | Linéaire | IFRS recommande une approche par composants |
| Terrain aménagé | 20 à 40 ans | Linéaire | Le terrain nu n'est JAMAIS amortissable |
⚠️ Ces durées sont des usages courants admis par l'administration fiscale française. Elles ne constituent pas une liste exhaustive. En cas de doute, consultez un expert-comptable.
⏱ Prorata temporis — 1ère année
La 1ère dotation est calculée au prorata du temps écoulé entre la date de mise en service et la clôture. Cet outil applique un prorata par mois entier (simplification usuelle des logiciels comptables).
PCG : prorata obligatoire — calcul en jours en droit strict, par mois dans cet outil.
IFRS : calcul en mois.
LuxGAAP : recommandé (par mois).
💰 Valeur résiduelle
Valeur estimée que l'entreprise récupérerait en vendant le bien en fin d'utilité.
PCG : ignorée (base = valeur d'acquisition).
LuxGAAP / IFRS : déduite de la base amortissable — si elle est nulle ou négligeable, on peut la fixer à 0.
🔄 Bascule dégressif → linéaire (PCG)
Dès l'exercice où l'annuité linéaire résiduelle dépasse l'annuité dégrессive, le PCG impose de basculer vers le linéaire. Cette bascule est automatique dans le simulateur (marquée "bascule L").
🚗 Plafond fiscal — Véhicule de tourisme
La déduction fiscale de l'amortissement d'un véhicule de tourisme est plafonnée à :
18 300 €/an (émissions ≤ 200 g CO₂/km)
9 900 €/an (émissions > 200 g CO₂/km)
L'amortissement comptable reste calculé sur la valeur totale.
🧩 Approche par composants (IFRS / IAS 16 §43)
Quand un actif comporte des éléments significatifs avec des durées différentes, chaque composant est amorti séparément. Ex : un immeuble décomposé en structure (50 ans), toiture (20 ans), installations (10 ans).
📅 Révision des durées (IFRS)
IAS 16 §51 impose de revoir la durée d'utilité et la valeur résiduelle au moins chaque clôture. Si les estimations changent, l'amortissement est modifié de façon prospective (pas de correction rétroactive).
Impôt annuel sur les revenus de l'année N (déclaration printemps N+1). Barème progressif à 5 tranches, calculé sur le quotient familial (revenu ÷ nombre de parts).
- Abattement forfaitaire 10 % (min 504 € / max 14 426 €)
- Tranches : 0 % · 11 % · 30 % · 41 % · 45 %
- Décote pour les faibles revenus (atténue l'entrée dans l'impôt)
- Plafonnement QF : 1 791 € / demi-part enfant
- Prélèvement à la source depuis 2019 (acompte mensuel)
Barème très progressif à 23 tranches (0 % – 42 %), avec un système de classes d'imposition selon la situation familiale. La cotisation de solidarité s'ajoute à l'impôt calculé.
- Classe 1 : célibataire / divorcé
- Classe 1a : parent isolé (+ CIM si enfants)
- Classe 2 : couple / veuf — splitting intégral (÷2 puis ×2)
- Solidarité : 7 % (RI ≤ 150 000 €) ou 9 % au-delà
- FFO (540 €) + FDS (480 €/960 € couple) déductibles
Impôt des personnes physiques (IPP) à 4 tranches fédérales (25 % – 50 %), auxquelles s'ajoutent les additionnels communaux (6–9 % de l'impôt fédéral selon la commune).
- Forfait frais prof. 30 % (max 5 750 €)
- Quotité exemptée : 10 570 € (réduit l'impôt de ~2 643 €)
- Quotient conjugal pour couples (1 seul revenu)
- Crédit d'impôt remboursable : 550 €/enfant
- Additionnels communaux variables (ex : 7 % à Bruxelles)
① Déterminer le revenu imposable
Le revenu brut est réduit des charges et abattements pour obtenir le revenu net imposable (RI).
| Pays | Abattement / déductions |
|---|---|
| France | 10 % (min 504 € / max 14 426 €) |
| Luxembourg | FFO 540 € + FDS 480/960 € + abatt. spéciaux |
| Belgique | 30 % frais prof. (min ~480 € / max 5 750 €) |
② Appliquer le barème progressif
L'impôt est calculé par tranches successives. Seule la fraction du revenu dans chaque tranche est taxée au taux correspondant.
- Le taux marginal (TMI) ne s'applique qu'à la dernière tranche
- En France, le calcul porte sur le quotient (RI ÷ parts), puis le résultat est multiplié par le nombre de parts
- Au Luxembourg, Classe 2 : RI ÷ 2, calcul, résultat × 2
③ Appliquer les correctifs
L'impôt brut est ensuite ajusté par divers mécanismes : décote, crédit d'impôt, solidarité, additionnels.
| Pays | Correctif |
|---|---|
| France | Décote (si impôt < 1 982 / 3 277 €) |
| Luxembourg | + Solidarité 7 ou 9 % — CIM si mono |
| Belgique | − Quotité exemptée − Crédit enfants + Comm. |
| Tranche (par part) | Taux |
|---|---|
| 0 – 11 600 € | 0 % |
| 11 600 – 29 578 € | 11 % |
| 29 578 – 84 575 € | 30 % |
| 84 575 – 181 910 € | 41 % |
| Au-delà de 181 910 € | 45 % |
Barème appliqué au quotient (RI ÷ nb parts). Résultat × nb parts = impôt foyer.
| Tranche (RI brut Cl.1) | Taux |
|---|---|
| 0 – 13 229 € | 0 % |
| 13 229 – 15 434 € | 8 % |
| 15 434 – 17 639 € | 9 % |
| 17 639 – 19 844 € | 10 % |
| 19 844 – 22 049 € | 11 % |
| 22 049 – 24 254 € | 12 % |
| 24 254 – 26 549 € | 14 % |
| 26 549 – 28 844 € | 16 % |
| 28 844 – 31 139 € | 18 % |
| 31 139 – 33 434 € | 20 % |
| 33 434 – 35 729 € | 22 % |
| 35 729 – 38 024 € | 24 % |
| 38 024 – 40 319 € | 26 % |
| 40 319 – 42 614 € | 28 % |
| 42 614 – 44 909 € | 30 % |
| 44 909 – 47 204 € | 32 % |
| 47 204 – 49 499 € | 34 % |
| 49 499 – 51 794 € | 36 % |
| 51 794 – 54 089 € | 38 % |
| 54 089 – 117 449 € | 39 % |
| 117 449 – 176 159 € | 40 % |
| 176 159 – 234 869 € | 41 % |
| Au-delà de 234 869 € | 42 % |
Classe 2 (couple) : barème appliqué sur RI ÷ 2, résultat × 2. + Solidarité 7–9 %.
| Tranche (revenu net) | Taux fédéral |
|---|---|
| 0 – 16 319 € | 25 % |
| 16 319 – 28 799 € | 40 % |
| 28 799 – 49 839 € | 45 % |
| Au-delà de 49 839 € | 50 % |
+ Additionnels communaux (ex : 7 % à Bruxelles, 7,5 % à Liège). − Quotité exemptée (~2 643 €).
🇫🇷 Quotient familial (France)
Le revenu imposable est divisé par le nombre de parts fiscales avant d'appliquer le barème. Plus le foyer a de parts, plus l'impôt est réduit.
Célibataire : 1 part · Couple : 2 parts · 1er enfant : +0,5 part · 2e enfant : +0,5 part · 3e enfant et + : +1 part/enfant · Parent isolé 1er enfant : +1 part bonus.
L'avantage QF est plafonné à 1 791 € par demi-part (4 224 € pour la demi-part bonus du parent isolé).
🇫🇷 Décote (France)
Mécanisme d'atténuation pour les foyers dont l'impôt est faible, qui évite un saut brutal à l'entrée dans la taxation.
Célibataire : Décote = 897 − 45,25 % × impôt brut (si impôt brut < 1 982 €)
Couple : Décote = 1 483 − 45,25 % × impôt brut (si impôt brut < 3 277 €)
La décote est déduite de l'impôt brut. Elle s'annule progressivement et devient nulle aux seuils indiqués.
🇱🇺 Classes d'imposition (Luxembourg)
La classe détermine les déductions forfaitaires et le mode de calcul :
Classe 1 : célibataire, divorcé — barème standard sur RI
Classe 1a : parent isolé avec enfants — barème standard + CIM (Crédit d'impôt monoparental jusqu'à 3 504 €)
Classe 2 : couple ou veuf — splitting : le RI est divisé par 2, l'impôt calculé, puis multiplié par 2. Cela étale le revenu dans les tranches basses.
🇱🇺 Cotisation de solidarité (Luxembourg)
Contribution obligatoire appliquée après le calcul de l'impôt de base :
7 % si le revenu imposable est ≤ 150 000 € (ou 300 000 € pour un couple en Classe 2)
9 % au-delà de ces seuils
Exemple : impôt de base 5 000 € → solidarité 7 % = 350 € → impôt total 5 350 €.
🇧🇪 Quotité exemptée (Belgique)
Tranche de revenu sur laquelle aucun impôt n'est dû : 10 570 € pour l'exercice 2025. La réduction correspondante est calculée au taux de la 1re tranche (25 %) :
Réduction = 10 570 × 25 % = 2 642,50 €
Cette réduction est augmentée pour les enfants à charge :
1 enfant : +2 030 € · 2 enfants : +5 230 € · 3 enfants : +11 720 € · 4 enfants : +18 980 €
5e enfant et + : +4 650 €/enfant supplémentaire.
🇧🇪 Additionnels communaux (Belgique)
Chaque commune fixe librement son taux d'additionnels, appliqué sur l'impôt fédéral net (après quotité exemptée) :
Exemples : Bruxelles-Ville 7 % · Liège 7,5 % · Anvers 7,9 % · Ixelles 7,5 %
Le taux moyen national est d'environ 7,1 %. Ce taux peut représenter 500 à 2 000 € d'impôt supplémentaire selon le revenu.
À vérifier sur le site de votre commune avant tout calcul.
📐 Taux marginal vs taux effectif
Le TMI (taux marginal d'imposition) est le taux de la dernière tranche atteinte — il ne s'applique qu'à la fraction excédante. Le taux effectif moyen (impôt net ÷ revenu imposable) est toujours inférieur au TMI. Confondre les deux mène à surestimer fortement l'impôt.
🏠 Revenus fonciers et plus-values
Ces revenus ont souvent un régime spécifique non modélisé ici :
France : revenus fonciers intégrés au revenu global · plus-values immo taxées séparément (19 % + prélèvements sociaux 17,2 %, avec abattements pour durée de détention)
Luxembourg : revenus locatifs imposés normalement · plus-values exonérées si bien détenu > 2 ans
Belgique : revenus cadastraux indexés · plus-values en dehors du régime fiscal courant.
💼 Revenus d'activité vs revenus de capitaux
Ce simulateur modélise les revenus salariaux ou professionnels. Les dividendes, intérêts et plus-values mobilières ont leurs propres régimes :
France : Flat Tax 30 % (PFU) sur revenus du capital — option barème possible
Luxembourg : dividendes partiellement exonérés (50 %)
Belgique : précompte mobilier 30 % libératoire sur dividendes et intérêts.
⚠️ CEHR — Contribution Exceptionnelle (France)
Contribution additionnelle pour les très hauts revenus :
3 % sur la fraction du RFR entre 250 000 € et 500 000 € (célibataire) / 500 000 – 1 000 000 € (couple)
4 % au-delà de 500 000 € (célibataire) / 1 000 000 € (couple)
Non modélisée dans le simulateur (concerne les revenus très élevés uniquement).
📅 Prélèvement à la source (France)
Depuis 2019, l'impôt est prélevé chaque mois directement sur les revenus (salaires, retraites, loyers). Le taux de PAS est calculé par l'administration sur la base de la dernière déclaration.
La déclaration annuelle reste obligatoire et régularise l'écart entre les acomptes prélevés et l'impôt réel dû.
📋 Ce simulateur — périmètre et limites
Ce simulateur couvre les revenus salariaux ou assimilés d'un foyer fiscal avec les paramètres principaux. Il ne modélise pas : revenus fonciers, BIC/BNC, plus-values, réductions d'impôt (Pinel, Madelin…), impôt sur la fortune, CEHR, situations transfrontalières ou conventions fiscales bilatérales.
Pour une situation complexe, consultez un expert-comptable ou un conseiller fiscal.